29 novembre 2009
1er Dimanche de l'Avent

" Jésus parlait de sa venue : «Il y aura des signes dans le soleil, la
lune et les étoiles.» "
Une année liturgique vient de s'achever ; une nouvelle année liturgique
commence ! Ainsi va le cours des choses... Pas à pas, l'humanité avance
vers son destin. Les chrétiens témoignent toujours, depuis le jour de la
Pentecôte, que le Dieu du Ciel et de la terre, le Roi des rois, le
Seigneur des seigneurs, est venu sur terre il y a deux mille ans afin de
se révéler en personne à tous les hommes de bonne volonté et de les
sauver par son Sang répandu sur la Croix du Calvaire. Une fois de plus,
et de plus en plus fort, l'Église du Christ crie aux oreilles du monde
entier : "Jésus est Seigneur !"
Le Seigneur est venu, le Seigneur reviendra : telle est notre foi. Mais
le sens de ce temps de l'avent qui inaugure la nouvelle année liturgique,
c'est que Jésus vient maintenant, aujourd'hui même, dans notre coeur,
dans notre âme, dans toute notre personne. Comment Jésus vient-il
maintenant ? Jésus vient maintenant en nous de la même manière qu'il est
venu et de la même manière qu'il reviendra. Car le moment présent, cet
instant d'aujourd'hui où Jésus vient en nous, est déterminé par un passé
et par un futur : le moment présent est insaisissable, il vient toujours
comme la suite de ce qui s'est passé, et comme la préparation de ce qui
doit advenir...
Jésus est venu dans l'humilité ; Jésus reviendra dans la gloire. Jésus
vient maintenant à la fois dans l'humilité et dans la gloire. N'est-ce
pas ce double aspect d'humilité et de gloire que nous retrouvons dans
Jésus Eucharistie ? Car c'est Jésus ressuscité et glorieux que nous
recevons dans la sainte communion, mais, en même temps, c'est Jésus
caché, invisible, petit et humble, qui est présent sous les aspects du
pain et du vin eucharistiques. Voilà la venue du Christ aujourd'hui :
dans l'Eucharistie de chaque dimanche, de chaque jour même ! Que cet
avent soit pour nous un avent eucharistique !
" Jésus parlait de sa venue : «Il y aura des signes dans le soleil, la
lune et les étoiles. Sur terre il y aura de l'angoisse parmi les nations
païennes, dans la consternation due au fracas de la mer et des vagues ;
des hommes expireront de terreur dans l'attente des maux qui vont fondre
sur le monde habité ; les puissances des cieux elles-mêmes en seront
secouées.» "
L'évangile de ce premier dimanche de l'avent nous parle de la seconde
venue de Jésus, à la fin des temps. Le retour du Seigneur sera précédé
de plusieurs catastrophes naturelles : le texte de ce jour est clair à ce
sujet. Mais est-il important d'en parler ? A première vue, oui : car le
Seigneur en a parlé lui-même, et que, vu sa Sagesse infinie, il n'a pas
parlé sans raison. Cependant, pour dire que le Seigneur en a parlé, il
faut avoir la foi : c'est notre foi qui nous permet de dire que ces
paroles sont bien celles de Jésus Fils de Dieu. Il n'est donc important
de parler de ces catastrophes que si nous croyons qu'elles sont des
signes donnés par le Seigneur pour annoncer son retour prochain. Mais si
nous ne le croyons pas, mieux vaut ne pas discuter de ce sujet, car ce
serait pour nous sources d'angoisses vaines et inutiles, comme cela sera
pour les nations païennes : "Sur terre il y aura de l'angoisse parmi les
nations païennes, dans la consternation due au fracas de la mer et des
vagues."
" «Alors, on verra le Fils de l'Homme revenir dans une nuée, avec beaucoup
de puissance et de gloire. Quand ces événements commenceront à se
réaliser, redressez-vous et relevez la tête, car votre délivrance
approche.» "
Ceux qui croiront aux signes que le Seigneur leur aura donnés pour
annoncer son retour, ceux-là seront prêts à l'accueillir ! La foi, cette
force, cette puissance qui vient de Dieu même, leur donnera de se tenir
debout au Jour du Fils de l'Homme : ils se tiendront droits, la tête
haute, sans orgueil, mais avec cette confiance et cette assurance que
l'Esprit de Dieu donne à ceux qui croient en lui, qui est la Puissance
même de Dieu ! Mais tout cela se prépare aujourd'hui, non pas demain,
car le jour et l'heure du retour du Seigneur nous est inconnu... Si nous
ne nous préparons pas aujourd'hui à accueillir le Seigneur quand il
reviendra, craignons que ce Jour ne nous surprenne à l'improviste !
" «Soyez sur vos gardes, de peur que vos coeurs ne s'alourdissent dans
l'excès de la table, par l'ivresse et par les soucis de la vie, et que ce
Jour ne fonde sur vous à l'improviste, comme un filet ; car il s'abattra
sur tous les habitants de la terre entière.» "
La foi ! La foi est notre seul garant pour éviter notre perdition et
notre malheur éternel ! La foi est notre mesure, notre régulateur dans
toute notre vie : c'est la foi qui nous permet de garder un juste milieu
dans la possession et dans l'usage des biens de ce monde. Celui qui
croit vraiment en Jésus Fils de Dieu, qui est venu et qui reviendra,
celui-là évitera l'excès de la table, l'ivresse et les soucis de la vie.
C'est par la foi que déjà, maintenant, Jésus vient en nous pour nous
communiquer sa vie, la Vie éternelle qu'il tient de Dieu son Père : c'est
par la foi que Jésus Eucharistie entre en communion avec nous afin que
nous devenions les membres de son Corps, anticipant en nous la
glorification des fils de Dieu telle qu'elle se révélera au grand jour à
la fin des temps !
" «Veillez donc et priez, en tout temps, afin d'être en état d'échapper à
tout cet avenir et de vous présenter avec assurance devant le Fils de
l'Homme.» "
Les catastrophes que Jésus annonce pour signes de son retour prochain
seront bien vécues ou mal vécues : tout cela dépend de nous, de notre
foi, ou de notre incrédulité... Si nous croyons à la Parole de Dieu,
alors nous "échapperons" à ces malheurs, car, alors, ce ne seront pas des
malheurs, mais bien une bénédiction, un moyen ultime, dernier, pour
prouver au Seigneur notre foi et notre amour, pour nous purifier une
dernière fois avant de le voir face à face, tel qu'il est pour
l'éternité ! Demandons à la Très Sainte Vierge Marie, qui a attendu
fidèlement le Seigneur lors de sa première venue, demandons-lui de nous
aider tous les jours de notre vie à vivre notre rencontre avec son Fils,
le Seigneur Jésus !
Chanoine Dr. Daniel Meynen
http://meynen.
28 novembre 2009
Attendre le Christ.

L'avertissement de Jésus est clair, mais il se veut aussi pédagogique. La société occidentale qui conçoit la liberté selon le libre arbitre absolu a toutes les chances de devoir un jour se remettre radicalement en question. Pourquoi ? Car Dieu, pour une part, ne nous laisse pas le choix. Ce n’est pas nous qui établissons le plan divin, mais lui. Tel un « filet » qui s’abat sur tous les hommes de cette terre, certains événements à venir sont inévitables. Il faut se préparer. Mais à quoi ? Le langage utilisé par Jésus est apocalyptique, c'est-à-dire qu’il veut « révéler » une vérité incontournable. Le Fils de l'homme, qui est Jésus, viendra avec « puissance » et « gloire » dévoiler la Vérité de Dieu qui est Amour. Les catastrophes cosmiques annoncées (soleil, lune, étoiles et fracas des mers) sont autant de symboles par lesquels le Seigneur nous invite à discerner sa volonté : se tenir sur ses gardes pour garder le cœur tourné vers Dieu afin de ne pas être surpris. Recevons ce message non en nous effrayant mais avec responsabilité. A nous de ne pas nous établir sur cette terre attaché aux seules réalités terrestres. Il nous revient de garder notre cœur dans l'attente véritable du Dieu vivant.
Oui vraiment, que cet Avent nous fasse avancer en découvrant davantage la présence de Dieu dans un petit enfant. Mettons le bois de l'amour divin sur le feu de notre désir de vivre.
Extrait de Feu et Lumière de Novembre 2009 (n° 288)
Père Tanguy-Marie
Prêtre de la Cté des Béatitudes
Auteur des livres : La parole, don de Vie, EDB, 2006
Libres en Christ, EDB, 2008.
27 novembre 2009
AMOUR CONFIANT

Telle est l'amour confiant :
... s'ern remettre de manière absdolue, incondiotionnelle et inaltérable en Dieu notre Père, même lorsque tout semble voué à l'échec,
... ne concevoir que Lui comme notren rempart et secours,
... refuser le doute et le découragement, abandonner toutes nos angoisses et nos soucic au Seigneur, et continuer à avancer dans une parfaite liberté,
... oser être sans aucune crainte de l'obstacle, sachant que rien n'est impossible à Dieu,
... Compter en tout sur notre Père céleste dans un mouvement spontané d'abandon, tel celui des enfants, restant convaincus de notre radical néant, mais cependant assurés, avec hardiesse s'il le faut, de Sa bonté paternelle..
Rendons grâce à Dieu pour tout l'amour qu'Il a pour nous et qu'Il manifeste d'une multitude nde façons en de si multiples lieux. Et nous-même, en retour, en geste de reconnaissance et d'adoration, choisissons d'être saints car lui-même est saint.
Mère TERESA
25 novembre 2009
LA VOLONTE DE DIEU

L’Evangile nous invite de manière claire à rechercher et mettre en oeuvre la volonté de Dieu, ce qui est le seul fondement solide et durable à notre existence. Cependant, il convient de se faire une idée juste de ce qu’est la volonté de Dieu : non pas pression, contrainte extérieure, mais manière dont Dieu déploie son amour paternel dans notre vie, en nous invitant à l’accueillir par une adhésion libre. Non pas prison qui nous enferme, mais portes ouvertes vers un épanouissement et un bonheur.
Une quête au gré de ma liberté.
La volonté de Dieu
« Ce n’est pas en me disant : Seigneur, Seigneur, qu’on entrera dans le Royaume des Cieux, mais c’est en faisant la volonté de mon Père qui est dans les cieux. Beaucoup me diront en ce jour-là : Seigneur, Seigneur, n’est-ce pas en ton nom que nous avons prophétisé ? En ton nom que nous avons chassé les démons ? En ton nom que nous avons fait bien des miracles ? Alors je leur dirai en face : Jamais je ne vous ai connus ; écartez-vous de moi, vous qui commettez l’iniquité. »Ainsi, quiconque écoute ces paroles que je viens de dire et les met en pratique, peut se comparer à un homme avisé qui a bâti sa maison sur le roc. La pluie est tombée, les torrents sont venus, les vents ont soufflé et se sont déchaînés contre cette maison, et elle n’a pas croulé : c’est qu’elle avait été fondée sur le roc. Et quiconque entend ces paroles que je viens de dire et ne les met pas en pratique, peut se comparer à un homme insensé qui a bâti sa maison sur le sable. La pluie est tombée, les torrents sont venus, les vents ont soufflé et se sont rués sur cette maison, et elle s’est écroulée. Et grande a été sa ruine !" (Matthieu 7, 21ss)
L’Evangile nous invite de manière claire à rechercher et mettre en œuvre la volonté de Dieu, ce qui est le seul fondement solide et durable à notre existence.
Cependant, il convient de se faire une idée juste de ce qu’est la volonté de Dieu : non pas pression, contrainte extérieure, mais manière dont Dieu déploie son amour paternel dans notre vie en nous invitant à l’accueillir par une adhésion libre. Non pas prison qui nous enferme mais portes ouvertes vers un épanouissement et un bonheur. Même si cela suppose parfois sacrifices.
Jésus parle le plus souvent de la volonté du Père. Elle est la bénédiction du Père sur notre vie, elle est une élection, un choix d’amour auquel nous sommes invités à consentir, en vue d’une fécondité. Cf Ephésiens 1, 3-5 Béni soit le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus-Christ, qui nous a bénis par toutes sortes de bénédictions spirituelles, aux cieux, dans le Christ. C’est ainsi qu’Il nous a élus en lui, dès avant la fondation du monde, pour être saints et immaculés en sa présence, dans l’amour, déterminant d’avance que nous serions pour Lui des fils adoptifs par Jésus Christ. Tel fut le bon plaisir de sa volonté, à la louange de gloire de sa grâce, dont Il nous a gratifiés dans le Bien-Aimé. Et Jean 15,16 : Ce n’est pas vous qui m’avez choisi ; mais c’est moi qui vous ai choisis et vous ai établis pour que vous alliez et portiez du fruit et que votre fruit demeure.
L’accomplissement de la volonté de Dieu nous rend heureux, nous comble, nous nourrit. C’est un élan, une source, un dynamisme qui nous est communiqué. Elle est inséparablement exigence et providence, appel et don, chemin et nourriture. Dans l’acte même où il nous propose sa volonté, Dieu se donne entièrement à nous par amour. Elle est invitation et révélation, révélation de l’amour le plus personnel de Dieu pour nous et de la vérité la plus profonde de notre vie.
Elle n’est pas quelque chose qui s’impose de l’extérieur, mais elle est quelque chose que nous recevons intérieurement, du plus intime et du plus profond de nous-mêmes, elle nous met en contact avec notre réalité la plus authentique et la plus profonde. (on y reviendra)
Un aspect à noter : (aspect sponsal) l’amour vrai implique la joie joie La joie est une émotion très importante. Elle est faite d’une composante physique (exitation, rire, sourire, détente intérieures,...) psychologique (ouverture, pensées positives, désir...) mais aussi, et c’est là qu’elle se distingue du plaisir ou de la motivation, spirituel. Elle a donc une composante psycho-physique mais s’enracine aussi dans le monde des valeurs, ces choses importantes par dessus tout et qui nous font participer à ce qui est plus grand que nous. de faire le bon plaisir de l’autre, de préférer la volonté de l’autre à la sienne (quand cela est légitime bien sûr...). C’est une des motivations, la motivation d’amour pour rechercher le vouloir divin. Mais ce n’est pas à sens unique : Dieu nous invite à faire sa volonté pour pouvoir faire la nôtre, une fois qu’elle sera suffisamment purifiée et éclairée. Cf Thérèse de l’E.J. qui disait au Seigneur : « sur terre j’ai toujours fait ta volonté, alors au ciel c’est toi qui fera la mienne ». Cf le témoignage des saints, à qui Dieu ne refuse aucun exaucement.... Dieu ne refuse rien à celui qui ne lui refuse rien. Dans de domaine comme dans toute l’existence chrétienne, l’horizon est toujours l’amour et la réciprocité qui lui est propre.
Attention donc aux fausses conceptions de la volonté divine : écrasante, oppressante, aliénante, toujours le plus difficile et ce qui coûte le plus. Cf A.Louf p. 194
La volonté de Dieu n’est pas toujours le plus contrariant. Si l’on prend ce critère, on risque de laisser le champ libre au « gendarme intérieur » plus qu’au saint Esprit.
La recherche de la volonté divine procède de l’amour, de la confiance et non de la peur. Cf les problématiques psychologiques qui mettent un poids de peur et d’angoisse dans la recherche de la volonté divine. Peur d’être puni, peur de se tromper, de ne pas en faire assez pour Dieu etc.. A détecter, car ces peurs faussent le discernement.
Attention aussi à une recherche de la volonté divine qui masque un rêve d’infaillibilité. La soumission à la conduite du saint Esprit n’est pas une garantie d’infaillibilité. Pédagogiquement, il est parfois bon pour nous de nous tromper. Dieu nous laisse parfois dans un certain « flou » par rapport à sa volonté pour que nous restions petits, pauvres, en recherche. Parfois aussi parce qu’il nous laisse parfaitement libres et désire que ce soit nous qui décidions.
Le zèle à rechercher la volonté divine ne doit pas procéder seulement d’un besoin psychologique de sécurité. Ma sécurité ultime n’est pas la certitude de faire toujours les bons choix, mais celle de savoir que, même si je me trompe, Dieu reste fidèle et pourra tirer un bien de mes erreurs.
Un texte écrit par le Père Jacques Philippe. (communauté des béatitudes)
20 novembre 2009
CHRIST ROI

La solennité de Christ Roi de l'univers invite à se poser la question ultime : qu’est-ce que le vrai pouvoir ? Tout homme est en effet traversé par une quête de pouvoir et cela est en soi légitime : sur soi d’abord, en apprenant à se maîtriser, sur son avenir, en assurant une certaine sécurité économique, sur sa famille, en stabilisant les relations. Mais bien sûr, le pouvoir peut perdre son sens lorsqu’il devient égocentrique ou absolu. Les voies royales de la perdition sont bien connues, appétits des puissants, quête effrénée de l'argent et du profit, emprise affective sur les proches, contrôle permanent de la liberté d’autrui, dans le travail ou la vie politique. En fait, le puissant est un faux roi parce qu’il n’a confiance ni en l'autre ni en Dieu. Candidat de la force, à l'instar d’Hérode qui contrôlait la terre d’Israël par la violence et la répression sanglante, le puissant se trompe de chemin. Il n’a pas compris que seule la vérité rend libre et que celle-ci a un nom : Jésus-Christ. Le Roi des rois est venu « rendre témoignage à la vérité ». Son pouvoir ne vient pas de ce monde mais de Dieu qui est amour. La vraie royauté se dévoile donc dans la vérité qui devient amour, état qui se discerne clairement dans le visage humilié du Christ : il a fait confiance à son Père jusqu’au bout, malgré l'adversité maximale
En cette fin d’année liturgique, cherchons nous aussi le vrai pouvoir, en demandant au Seigneur de tourner notre regard sur le Christ pour entrer dans la vraie liberté.
Extrait de Feu et Lumière de Novembre 2009 (n° 288)
Père Tanguy-Marie
Prêtre de la Cté des Béatitudes
Auteur des livres : La parole, don de Vie, EDB, 2006
19 novembre 2009
LA CHARITE
L'amour extrême ne se mesure pas - il se contente de donner.
Les oeuvres de charité ne sont rien d'autre que l'épanchement de l'amour de Dieu qui doit nous gouverner.
La charité est comme une flamme vivante : plus sec est le combustible, plus vivace est la flamme. Pareillement, nos coeurs, quand ils sont libérés de tout engagement terrestre, peuvent libremettre se soumettre afin de servir. L'amour de Dieu doit engendrer le fait de servir sans restriction ni retour. Plus le labeur paraît dégoûtant, plus grand doit être l'amour, surtout lorsqu'il s'agit de secourir le Seigneur, affublé des gueunilles du pauvre. La charité, pour n'être féconde doit nous coûter. Alors que l'on parle beaucoup de charité aujourd'hui, nous ne prêtons guère attention au fait que Dieu met le commandement d'aimer le prochain à égalité avec le premier commandement.
Pour être capable d'aimer, il nous faut la foi, car la foi est l'amour en acte ; et aimer en acte n'est pas autre que servir. Afin que nous soyons capables d'aimer nous devoir voir et topucher. La foi en acte par le fait de servir : l'un et l'autre sont la même chose, le même amour, la même compassion.
MERE THERESA
17 novembre 2009
MARIE
MA PLUS BELLE INVENTION EST MA MÈRE...
DIT DIEU.

Ma plus belle invention, dit Dieu, est Ma mère. Il me manquait une Maman et je l'ai faite. J'ai fait Ma Mère avant qu’elle ne me fasse. C’était plus sûr. Maintenant, je suis vraiment un Homme comme tous les hommes. Je n'ai plus rien à leur envier, puisque j'ai une Maman. Une vraie. Elle me manquait.
Ma Mère s'appelle Marie, dit Dieu.
Son âme est absolument pure et pleine de grâce.
Son corps vierge est envahi d'une lumière telle que sur la terre, je ne me suis jamais
fatigué de la regarder, de l'écouter, de l'admirer.
Elle est belle Ma Mère, tellement qu'en laissant les splendeurs du Ciel,
je ne me suis pas trouvé perdu près d'elle.
Pourtant, je sais bien - dit Dieu -, ce qu’est d’être porté par les anges ;
eh bien, cela ne vaut pas les bras d'une Maman, croyez-moi.
Marie, Ma Mère est morte - dit Dieu.
Après que je suis remonté au Ciel, elle me manquait, je la manquais.
Elle m'a rejoint, avec son âme, avec son corps, directement.
Je ne pouvais pas faire autrement,
C’était nécessaire. C’était plus avantageux.
Les doigts qui ont touché Dieu ne pouvaient pas s'immobiliser.
Les yeux qui ont contemplé Dieu ne pouvaient pas rester fermés.
Les lèvres qui ont baisé Dieu ne pouvaient pas se raidir.
Ce corps très pur qui avait donné un corps à Dieu
ne pouvait pas pourrir mélangé à la terre…
Je n'ai pas pu, ce n'était pas possible,
cela m'aurait trop coûté.
J'ai beau être Dieu, je suis son Fils, et elle me commande.
Et ensuite — dit Dieu -, je l'ai fait aussi pour les hommes mes frères.
Pour qu'ils aient une Maman au Ciel.
Une vraie, l’un d'eux, corps et âme. La mienne.
C’est chose faite. Elle est avec Moi, depuis l'instant de sa mort.
Son Assomption, comme disent les hommes.
La Mère
a retrouvé son Fils et le Fils sa Mère.
de l'autre, pour l'éternité.
Si les hommes pressentaient la beauté de ce mystère !
Ils l'ont finalement reconnu officiellement.
Mon représentant sur la terre, le Pape, l'a proclamé solennellement.
Cela fait plaisir — dit Dieu — de voir appréciés ses dons.
Depuis très longtemps, le peuple chrétien avait pressenti
ce grand mystère de Mon amour filial et fraternel…
Et maintenant je l'utilise encore plus — dit Dieu !
Au Ciel, ils ont une Maman qui les suit avec les yeux
avec ses yeux de chair.
Au Ciel, ils ont une Maman qui les aime avec tout son coeur,
avec son coeur de chair.
Et cette Maman est la mienne, qui me regarde avec
les mêmes yeux,qui m'aime avec le même coeur.
Si les hommes étaient rusés, ils en profiteraient,
ils devraient bien suspecter que Je ne peux pas lui refuser rien.
Que voulez-vous, c’est Ma Mère. Je l'ai voulu.
Je ne m'en repens pas.
L'Un face à l'Autre, le corps et l'Âme,
Mère et Fils.
.
Éternellement mère et Fils
![]()
de "Pregare" mai 2001
15 novembre 2009
FRERE ELIE PASCAL
SAINT DOMINIQUE : UN HOMME EN NOIR ET BLANC
DOMINIQUE, à ce nom chacun d’entre nous associe, dans son coeur ou dans sa tête, une image ; images qui peuvent être très diverses et variées selon nos livres de piété ou nos livres d’histoire, selon nos sensibilités ou nos états de vie. Je ne ferai pas un tour exhaustif de toutes ces images, surtout qu’il est difficile d’enfermer dans des contours trop figés et précis cet homme toujours en mouvement, jusque dans sa prière. Je voudrais seulement avec vous ce soir, raviver les couleurs de cette image, et l’impression qu’elle peut produire en nous.
Une silhouette donc se découpe sur le chemin, un homme se découpe dans la lumière, qu’elle soit de Castille, du Lauragais ou de Lombardie, un homme se découpe en noir et blanc : blanc, l’habit de chanoine régulier de St Augustin, de celui qu’on appelait « seigneur Dominique », chanoine de la cathédrale d’Osmas ; noir, le manteau de voyage qui ne quitte plus les épaules de celui que l’on appelle désormais « frère Dominique » prédicateur mendiant de l’Évangile.
Blanc, cet homme qui n’a rien abandonné de son idéal régulier de prière et de méditation de l’Écriture, et qui dans la cohue des routes et des villes du XIII° siècle reste fermement établi en Dieu ; noir, cet homme dévoré du désir d’annoncer l’Évangile à tous les hommes, à pied et à mains nues ; et qui dans le silence du cloitre conventuel reste en route vers tous les pécheurs de la terre.
Dominique est un homme en noir et blanc : noir comme le creux de la nuit, blanc comme le plein jour. Dominique un homme de nuit et de jour : de nuit - la solitude, la compassion, les larmes ; de jour - la multitude, la gaité, le sourire et Jourdain de Saxe d’écrire : « il consacrait la nuit à Dieu et le jour au prochain ».
La nuit à Dieu ? Oui, mais pour les hommes ; à prier pour eux, à crier pour eux, à pleurer pour eux, portant toutes leurs misères dans la Miséricorde du Dieu-Crucifié.
Le jour au prochain ? Certes, mais pour Dieu : à L’annoncer, à Le louer, à témoigner de Lui, portant sa Miséricorde dans toutes les situations de misères des hommes pécheurs, admirable dialogue des nuits et des jours de Dominique réalisant l’unique et double commandement de l’amour du Seigneur, qui est toute la Loi et les Prophètes.
Admirable dialogue des nuits et des jours de Dominique où nous voyons se dessiner le mystère qui unifie la vie , le cœur de son être : la rencontre, l’union de la Miséricorde de Dieu et de la misère des hommes, union qui éclate dans la Croix de Jésus : la misère des hommes.
Croix qui manifeste en plénitude la vérité du Dieu qui se révèle et se donne à connaître ; Croix qui déploie à l’infini l’Amour du Dieu Sauveur faisant toute chose nouvelle et recréant l’homme à son Image et ressemblance.
Amour et Vérité sans cesse contemplés dans le grand livre de la Croix, Amour et Vérité sans cesse annoncés par tous les moyens à tous les hommes : c’est bien là ce que Dominique transmettra à ses frères, le but de son Ordre, c’est bien là ce qui réunit dans une même identité et une même communion fraternelle des hommes aussi divers que fr Thomas enseignant à l’Université et écrivant sa Somme, fr Ferrier Vincent prêchant les foules d’Europe à dos d’àne, fr Angélico peignant les murs des églises et des couvents, ou plus près de nous, fr Lataste et l’oeuvre de Béthanie, fr Lagrange fondant l’École Biblique et fr Couturier travaillant à l’Art sacré ... et tant d’autres qu’il faudrait nommer, tous fils de cet homme en noir et blanc, de cet homme en croix, qui a cheminé de nuit en jour et de jour en nuit jusqu’au soir de cette transfiguration de l’an 1221 où il est entré dans la nuée, Lumière-Ténèbres, où le Christ Jésus illumine de la gloire de Dieu ; Lumière que son visage avait réfléchie aux yeux de ses contemporains.
Au soir de sa pâque, Dominique laissait des fils et des filles, ou plutôt une communion de frères et de sœurs profondément et tendrement unis, comme en témoignent les sœurs Diane et Cécile.
A ses moniales, Dominique laisse la solitude de ses nuits pour porter toutes les misères humaines dans le sanctuaire de la Miséricorde de Dieu et à ses frères il laisse la multitude de ses jours pour porter la Parole du salut à tous les hommes, surtout ceux qui en sont le plus loin.
Depuis la famille dominicaine a grandi, les soeurs actives et les fraternités laïques ont rejoint les premiers frères et les premières moniales, pour dessiner une immense croix noire et blanche qui embrasse les quatre horizons de la terre et font se rejoindre en tout temps et en tous lieux la Miséricorde de Dieu et la misère des hommes pour que vienne le Royaume.
Chacun d’entre nous, ici ce soir, a sa place dans cette communion, à un titre ou a un autre ; à chacun d’entre nous d’être cet homme ou cette femme en noir et blanc cet homme ou cette femme en nuit et de jour, cet homme ou cette femme en croix pour que brille la Lumière de la Vérité et se déploient les ailes de l’Amour. Que Dieu en accorde la grâce par l’intercession de notre Père Dominique.
14 novembre 2009
La fin des temps.

Le langage apocalyptique utilisé par Jésus vise le cœur des gens. En parlant d’événements futurs, le Seigneur s’adresse en fait au présent. Pourquoi ? Certes il décrit la fin du monde par des termes éclatants : « terrible détresse », « soleil obscurci », « lune sans éclat ». Cette agitation démesurée du cosmos n’est pas sans devoir être mise en parallèle avec les dangers actuels, écologique, atomique, crise économique mondiale, que traversent notre société planétaire. Sans concordisme, derrière ces descriptions effrayantes, se cache de manière symbolique l'histoire des hommes qui, laissée à elle-même, court à sa perte. Si Jésus parle de la fin d’un monde, c’est bien celui du vieil homme qui est en nous. Cet homme-là doit mourir. Spirituellement il y a lieu d’accueillir positivement l'ébranlement de nos fausses sécurités face à la grandeur de Dieu qui se révèle progressivement. Sa grâce, lentement mais sûrement, redonne à chacun sa vraie place. L'ordre divin détruit les étoiles de notre superbe et en lui s’obscurcit le soleil de notre suffisance. Tout cela est pour notre bien, car il est une vérité définitive qui remet en question tout oubli de Dieu : seul le Seigneur mène « pour toujours à leur perfection ceux qui reçoivent de lui la sainteté ». Sur ce chemin de transformation personnelle, le cœur de l'homme est conduit à se faire « tendre », à savoir, s’ouvrir sans cesse à la présence divine.
Contre toute fuite en avant dans les réalités mondaines, demandons au Seigneur la grâce de le prier pour accueillir notre vie de lui.
Extrait de Feu et Lumière de novembre 2009 (n° 288)
Père Tanguy-Marie
Prêtre de la Cté des Béatitudes
13 novembre 2009
LA CONTEMPLATION

Qu'est-ceque la contemplation ? Vivre la vie de Jésus. C'est ainsi que je la comprends. Aimer Jésus, vivre Sa vie aun sein de la nôtre au sein de la Sienne. C'est cela la contemplkation. Pour voir, pour contempler, un coeur pur nous est nécessaire - lavé de la jalousie, de la colère, de l'esprit de querelle, et particulièrement de l'absence de charité. Selon moi, la contemplation ne revient pas à s'enfermer dans un cabinet obscur, mais à permettre à Jésus de vivre Sa passion, Son amour, Son humilité en nous, de prier avec nous, d'être avec nous
.
Notre vie et notre contemplation sont une. Ce n'est pas là une question de faire mais d'être. Il s'agit en fait de la pleine jouissance de notre esprit par l'Esprit Saint qui insuffle en nous la plénitude de Dieu et nous envoie dans l'entière création comme Son message personnel d'amour.
Nous ne devrions perdre aucun temps à rechercher des expériences extrzordinaires au sein de notre vie contemplative, mais devrions vivre de la seule foi, toujours en éveil, prêts à Sa venue en accomplissant nos tâches journalières avec un amour et une flamme extraordinaires.
Cette vie contemplative qui doit être nôtre, qu'est-elle ? La conscience de la présence constante de Dieu et de Son tendre amour pour nous dans les plus petites choses de la vie. Etre en permanence à Sa disposition, L'aimer de tout notre coeur, de tout notre esprit, de toute notre âme, et de toute notre force, quelle que soit la forme sous laquelle Il vient vers nous. Est-ce que ton esprit, ton coeur courent vers Jésus aussitôt que tu te réveilles ? C'est cela la prière, tourner ton esprit, ton coeur vers Dieu./
La prière est la vrai vie d'unité - être un avec le Christ. Aussi est-e ; nous devons prier avec dévotion, ferveur, piété. Nous devons prier verc persévérance, dans un grand élan d'amour. Et si nous ne prions pas, notre témoignage sera vain, notre parole sonnera creux..
lle nécessaire comme l'air qu'on respire, le sang qui circule dans nos veines et toute autre chose quiç nous mùaintien en vie par la grâce de Dieu. Prier généreusement ne pourrait pourtant suffire ; nous devons prier avec dévotion, ferveur, piété. Nous devons prier avec persévérance , dans un grand élan d'amour.Et si nous ne prions pas, notre témoignage sera vain, notre parole sonnera creux.
Nous avons besoin que l'on prie pour nous afin que nous servions mieux l'oeuvre de Dieu, afin qu'à chaque instant nous sachions nous en remettre complètement à LMui. Notre devoir ? Faire tous les efforts nécessaires afin de toujopurs marcher en porésence de Dieu, de Le percevoir dans chaque être rencontré, et de vivre la prière sans discontinuer.
MERE TERESA
