18 octobre 2009
Le vrai pouvoir est celui du service.

Il est toujours bon de demander une grâce à Dieu, avec un cœur confiant dans la réponse que le Seigneur saura donner « en son temps ». Mais le souhait des deux frères, Jacques et Jean, ne correspond pas à la volonté de Dieu, c’est pourquoi, Jésus les remet à leur place. Qu’ont-ils donc demandé ? En fait, la meilleure place : « Siéger l'un à sa droite et l'autre à gauche dans sa gloire ». Jésus recadre leur ambition : il les invite à boire la « même coupe de souffrance » que lui, le Serviteur crucifié pour la multitude. Cette « coupe », ils la boiront, donnant par la suite leur vie en témoignage de fidélité au Seigneur. Mais comment peuvent-ils se préparer dès maintenant à acquérir la gloire qu’ils recherchent ? La réponse de Jésus est presque cinglante : être toujours au service, en fait être « pour l'autre ». Le vrai pouvoir est celui de servir le prochain en devenant « l'esclave de tous ». Cela, les religions l'ont bien compris, mais le christianisme en a une compréhension spécifique. La « règle d’or » est commune à toutes : elle spécifie qu’il ne faut rien faire à autrui qu’on ne veuille pas pour soi-même. Elle est parfois formulée positivement : il faut faire à autrui ce qu’on voudrait qu’on nous fasse. L'Ancien Testament parle quant à lui de l'amour du prochain comme celui qu’on aime « comme soi-même », mais seul le christianisme va explicitement jusqu’à « l'amour des ennemis ».
Si nous voulons connaître la gloire de Dieu, devenons des serviteurs et aimons nos ennemis. En fait aimons toujours. Extrait de Feu et Lumière d'Octobre 2009 (n° 287)
| |
Commentaires
Poster un commentaire
Rétroliens
URL pour faire un rétrolien vers ce message :
http://www.canalblog.com/cf/fe/tb/?bid=482255&pid=15479317
Liens vers des weblogs qui référencent ce message :
