30 juin 2009
LA PAIX

La paix commence toujours par un sourire
Et un sourire en attire toujours un autre.
Lorsque cette paix entre le coeur
Elle s'exprime par la joie et le bonheur.
La paix le bonheur et l'amour
N'existent pas l'un sans l'autre
C'est ce que j'appelle la Ste Trinité.
Alors à cause d'un sourire on peut aimer,
On peut tendre les bras
Et donner un peu de son temps,
Partager un peu de son argent.
Un sourire soulage la souffrance
Et redonne l'Espérance
Il attendri le coeur,
Et le rempli de compassion.
Lorsque l'amour envahi le coeur...
Il n'y a plus de place pour la haine,
La colère, l'envie et la jalousie.
Seul l'amour peut faire gagner une guerre
Car seul l'amour peut transformer
L'ennemi en ami.
Le p^lus beau cadeau que vous puissiez donner,
C'est un sourire.
Il ne coûte rie, il enrichit
Celui qui le rçoit sans appauvrir celui qui donne.
Pour votre cadeau prenez quelques instants !
Ferez les yeux et faites vous un beau sourire !
RICHARD MIGUEAULT
29 juin 2009
PRIEZ ET AIMEZ

La prière est une réalité toute simple et souvent toute pauvre. C'est par l'Esprit Saint qu'on prie. On fait silence et l'Esprit-Saint entre en nous." C'est ce que frère Roger pensait de la prière.
Lorsque, complètement crevé, je pars pour quarante huit heures en retraite à la campagne, et que j'entends le rossignol ou le hibou, c'est ma prière. Ma liberté intérieure est ma prière. Il n'y a pas de technique spéciale, juste dire :"Seigneur, je passe ce moment avec Toi. Il est pour Toi seul.
Et puis se taire.
Parce que la prière est une voie du coeur.
Qu'en est-il de ta prière ?
Tu es sur la mer dans ta barque, et tu jettes l'ancre sur un rocher lointain.
Tu tires la corde avec force et persévérance.
Le rocher ne bouge pas, un rocher ne bouge jamais.
Mais ta barque, par contre, s'approche de lui,
Ainsi en est-il de la prière,
Dieu semble nbe pas bouger,
Mais c'est toi qui avances en priant.
GUY GILBERT
28 juin 2009
L'HUMILITE

L'humilité, c'est de savoir ce que l'on est. Cette définition, je l'ai puisée chez un Père de l'Église. "Savoir ce que l'on est tout simplement......
L'humilité permet à chacun de savoir ce qu'il est. Celui qui cherche à se placer ni plus haut ni plus bas que ce qu'il est, qui sincèrement reconnaît sa pauvreté comme ses richesses, aura une vraie capacité à aimer par ce qu'il s'aimera lui-même tel qui'il est....
La vie du Christ a été fondée sur l'humilité. Lui qui faisait des miracles, Lui qui n'était autre que le fils de Dieu, il s'est mis à genoux devant ses disciples...
L'humilité nous fait aimer notre pauvreté. Nous en avons un magnifique exemple grâce à Marie. Elle disait qu'elle était l'humble servante de Dieu :"Mon âme magnifie le Seigneur par ce qu'Il a fait en moi de grandes choses."
C'est la connaissance volontaire de ce que nous sommes. Et plus nous sommes humbles, plus nous aimons les autres Nous sommes souvent occupés à grandir les faiblesses et à minimiser les qualités de l'autre pour tenter de nous grandir....
Mais à partir du moment où l'on est humble, le voisin devient plus sympathique, le patron plus ouvert et la belle-mère adorable. Alors on grandit à son tour.
Souvenez-vous : si une personne vous fait grandir, c'est qu'elle est humble et qu'elle vous aime. Si elle vous rapetisse, c'est le signe qu'elle est orgueilleuse et bien mal inspirée.....
L'humilité amène forcément l'amour du prochain.
Si nous avons l'humilité, nous avons l'amour des autres.
La puissance du Christ sur terre ne tenait pas seulement à sa qualité de Fils de Dieu, mais à son humilité. Il s'est comporté comme le "dernier de tous" et à la "dernière place". Irrésistible figure humaine et divine qui est et restera toujours à contre courant du monde.
Guy GILBERT
27 juin 2009
OUVRE MOI

Seigneur, donne-moi de m'accueillir
comme tu m'accueilles,
de m'aimer comme tu m'aimes.
Délivre-moi de la perfection que je veux me donner,
ouvre-moi à la sainteté que tu veux m'accorder.
Épargne-moi des remords de Judas,
rentrant en lui-même pour n'en plus sortir,
épouvanté et désespéré devant son péché.
Accorde-moi le repentir de Pierre,
rencontrant le silence de ton regard
plein de tendresse et de pitié.
Et si je dois pleurer,
que ce ne soit pas sur moi-même mais sur ton amour offensé.
Seigneur, tu connais le désespoir
qui ronge mon coeur.
Le dégoût de moi-même,
je le projette sans cesse sur les autres !
Que ta tendresse me fasse exister
- à mes propres yeux !
Je voudrai tellement déverrouiller la porte
de ma prison dont je serre moi-même la clef !
Donne-moi le courage de sortir de moi-même.
Dis-moi que tout est possible à celui qui croit.
Dis-moi que je peux encore guérir,
dans la lumière de ton regard et de ta parole.
SAINT AUGUSTIN
25 juin 2009
LA BONTE

La bonté peut nous aider énormément à lutter contre l'indifférence, l'égoïsme, l'hostilité naturelle que nous avons tous en nous. Un seul geste de bonté de notre part,et quelque chose d'essentiel à la vie humaine est réalisé.Et cela nous est aussitôt rendu. (...)
Recevoir un don nous conduit à en faire un à notre tour. Si l'on peut faire sentir à l'autre qu'il peut répéter ce geste, alors il sera reproduit à l'infini.
Imaginez le paradis sue ce serait.
L'Évangile dit :"celui qui fait le bien vient de la lumière."
Les personnes d'une très grande bonté convertissent leur entourage sans faire le moindre prosélytisme. Si l'autre s'interroge et remonte à la source, un jour il s'apercevra que celui ou celle qui a fait ce geste de bonté était chrétien. La bonté est une force de témoignage, une force de mission pour les indifférents et les athées.
La bonté est la preuve du mystère de Dieu. La charité la plus pure vient du coeur de Dieu. On dit qu'il faut "faire la charité", c'est bien, mais ça peut-être un refuge ou une échappatoire. La charité a tendance à n'atteindre que la surface de l'autre. Quelques sous dans la main tendue et basta ! Alors que la bonté atteint le coeur de nos frères et soeurs que nous rencontrons.
Seul Dieu peut nous permettre de vivre la bonté qui sauve de tout. Elle peut s'exprimer à travers des gestes simples ou les plus fous. Parcequ'elle est à la démesure du coeur de Dieu.
Elle est une source plus profonde que notre coeur puisque c'est le coeur de Dieu qui agit en nous. Les gestes fous sont possibles aussi. Souvenez-vous encore une fois du père Kolbe.
La bonté du Christ est totalement envoûtante. Le Christ, humain et divin,lorsqu'il rencontrait quelqu'un, l'aimait pour ce qu'il était. Nous aimons souvent l'autre en surface, et pas pour ce qu'il est au fond de lui. C'est le magnifique devoir d'un chrétien que d'aimer sans a priori. C'est aimer aimer l'autre sans étiquette, sans classification religieuse, ni ethnique, ni sociale, ni professionnelle... Aimer le riche comme le pauvre, aimer le Français de souche comme notre frère étranger.
Pour celui qui est bon, il n'y a pas six milliards de personne dans le monde, il n'y a qu'une personne devant lui, celle qu'il rencontre en ce moment même.
Une seule personne existe, celle que tu res, celle que tu regardes. (...)
Guy GILBERT
24 juin 2009
PORTER DIEU PARTOUT

Seigneur, Seigneur,
au moins que cette écorce qui me couvre
ne vous sot pas un barrage.
Passez.
Mes yeux, mes mains, ma bouche sont à vous.
Cette femme si triste en face de moi :
voici ma bouche pour que vous lui souriiez.
Cet enfant presque gris, tant il est pâle :
voici mes yeux pour que vous le regardiez.
Cet homme si las, si las,
voici tout mon corps
pour que vous lui laissiez ma place,
et ma voix pour que vous lui disiez
très doucement : "Asseyez-vous".
Ce garçon si fat, si bête, si dur,
voici mon coeur pour que vous l'aimiez avec,
plus fort qu'il ne l'a jamais été.
Là où il n'y a pas d'amour, mettez l'amour,
et vous recueillerez l'amour.
MADELEINE DELBREL
23 juin 2009
DANS LA TEMPÊTE

Passons sur l'autre rive...
Il n'y a pas de détail insignifiant dans ton comportement
ni dans tes paroles, Seigneur Jésus.
C'est à nous que tu dis aujourd'hui : passons sur l'autre rive !
Tu nous rappelles par là le but de notre vie :
nous n'avons pas ici bas de demeure permanente (Heb. 3, 14).
Nous sommes des voyageurs.
Nous avons à passer sur l'autre rive, vers la vraie patrie,
vers la maison où le Père nous attend.
Mais ce passage n'est pas une promenade tranquille,
il ressemble parfois à cette nuit de tempête sur le lac.
Marc parle de mer non de lac. C'est encore un détail pour dire
que l'important n'est pas cette épisode de ta vie,
mais bien le message que tu nous adresses à travers lui.
Survient une violent tempête...
Une barque ballotée par les vagues, dans une mer déchaînée...
Quel symbole de ntre fragilité aux prises avec le mal !
La mer était considérée comme le lieu où résidait le démon...
Tout au long de notre existence, les tempêtes ne manquent.
Lui dormait sur le coussin à l'arrière.
Quel contraste avec tes disciples angoissés !
Tu dors en paix, comme un enfant contre sa mère (Ps 130,2)
Tu es entre les bras du Père !.
Quelques mois plus tard, une autre tempête surgira
encore plus violente, elle dispersera tes disciples...
et toi tu dormiras du sommeil de la mort !
Pourquoi avoir peur ?
Viens augmenter notre foi, Seigneur.
Tu es là, toujours ! Ton Eucharistie nous le rappelle.
Quelle que soit la tempête, même si tu sembles dormir,
tu veilles sur nous, tu es proche de nous.
Le Seigneur est ma lumière et mon salut ;
de qui aurais-je peur ? (Ps 26)
PIERRE DUVILLARET
22 juin 2009
UNE FIDELITE DEROUTANTE

Seigneur, notre Dieu,
tu es toujours présent, dans nos déserts
et dans nos jours de joie.
Ta fidélité persiste malgré nos égarements
et nos faiblesses.
Tu nous accueilles et tu nous offres ton pardon.
Tu nous aimes infiniment et tu fais de nous
tes enfants.
Merci de nous avoir envoyé ton Fils.
Il est un modèle : il t'est demeuré fidèle
jusque dans la mort.
Il nous a appris à te prier en t'appelant Père.
Il nous montre le chemin qui nous conduit à toi,
et nous invite à vivre comme lui.
Seigneur, aide-nous à changer notre coeur
et affermis notre foi.
et nous répondrons à ton appel en accomplissant
ta volonté.
Soutiens-nous dans la fidélité à ta parole
et dans l'engagement pris à notre baptême.
Que ton Esprit nous accompagne
et nous témoignerons de ton amour
comme tes disciples au lendemain de Pâques.
Pierre Berlinguette
20 juin 2009
DIX CONSEILS POUR UN CHEMIN DE QUARANTE JOURS

Prie. Chaque matin, le Notre Père
Cherche dans l'Évangile du dimanche,
une petite phrase que tu pourras méditer toute la semaine.
Chaque fois que tu achètes un objet
dont tu n'as pas besoin pour vivre
- un article de luxe -
donne aussi quelque chose
aux pauvres ou à une oeuvre.
Offre-leur un petit pourcentage.
La surabondance demande à être partagée.
Fais chaque jour quelque chose de bien pour quelqu'un.
Avant qu'il ou elle ne te le demande.
Lorsque quelqu'un te tient un propos désagréable,
n'imagine pas que tu doives aussitôt lui rendre la pareille.
Cela ne rétablit pas l'équilibre.
En fait, tu tombes dans l'engrenage.
Tais-toi plutôt une minute et la roue s'arrêtera.
Si tu zappes depuis un quart d'heure sans succès,
coupe la TV et prends un livre.
Ou parle avec ceux qui habitent avec toi:
il vaut mieux zapper entre humains
et cela marche sans télécommande.
Durant le Carême quitte toujours la table avec une petite faim.
Les diététiciens sont encore plus sévères : fais cela toute l'année.
Une personne sur trois souffre d'obésité.
'Par-donner' est le superlatif de donner.
Tu as déjà si souvent promis d'appeler quelqu'un par téléphone ou de lui rendre visite.
Fais-le finalement.
Ne te laisse pas toujours prendre aux publicités qui affichent une réduction.
Cela coûte en effet 30% moins cher.
Mais ton armoire à vêtements bombe et déborde également de 30 %.
Ces 'Dix conseils' ont été publiés dans la revue du vicariat Pastoralia.
Godfried Daneels, cardinal
19 juin 2009
LA FAMILLE REMEDE A LA VIOLENCE
Prier en famille
Pour que la famille soit un rempart contre la violence, il paraît nécessaire de faire face à ses différents aspects. La violence est un désordre, une dysharmonie. Le monde est déboussolé. Il a perdu le nord, plutôt son Orient : il est désorienté. Pour le sortir de la violence, il faut le réorienter. Et cela commence dans la famille, qu'il faut, dans ce but, orienter vers sa vraie fin qui est la béatitude céleste : autrement la communion d'ici-bas nous prépare à la communion éternelle.
Une famille bien orientée, comme une personne bien orientée, est une famille qui sait que sa destinée est éternelle. Son but, c'est le ciel, c'est de réaliser cette grande famille que nous appelons la communion des saints. Or ce projet qui ne se réalisera parfaitement qu'au retour du Christ, il nous est donné de le mettre déjà en oeuvre. le Royaume est au milieu de vous, annonce Jésus dès le début de sa prédication. C'est la communion de ces cellules vivantes qui fera le tissu vivant de la société dont la vocation est d'être une communauté de communautés. Chacune de ces cellules vivantes de ce corps vivant réalise, à sa taille et à sa portée, ce qui est le but final de toute la famille humaine : vivre ensemble dans l'harmonie. Il ne faut pas perdre de vue ce but et il faut bâtir toute la vie de sa famille dans cette perspective. Cette bonne orientation de la famille et de chaque personne trouve son expression privilégiée dans la prière en famille. On ne saurait trop insister sur son importance. La prière tourne vers Dieu. Elle oriente toute la famille vers ce qui est son but ultime. Un but qu'elle met en oeuvre par sa vie même, sa vie de famille ! C'est le moment où on se tourne vers le Créateur qui est aussi un Père pour lui remettre la vie de chacun de ses enfants, où on lui demande de conduire chacun, tous ensemble, dans le bon sens et de montrer le chemin.
Dans ce moment de silence devant Dieu, quand on reprend un parole simple de l'Écriture, quand on reprend les paroles de l'ange à Marie, ou quand on redit la prière que le Seigneur nous a commandé de dire, on peut dire qu'on fait une oeuvre de reconstruction du monde. Voilà précisément ce que le monde à oublié, et ce qu'il refuse : orienter toute sa vie vers Dieu. La famille, cette petite Église, est le premier lieu de la célébration de la Gloire de Dieu.
On ne saurait mener à bien cette oeuvre sans la force de Dieu, sans son intervention, car la violence est partout tapie, prête à bondir et à tout casser. Bienheureux les doux, ils auront la terre en héritage, a dit Jésus.
Apprendre à aimer.
Pour faire face à la haine qui règne dans le monde, il faut tout mettre en oeuvre pour faire de la famille un lieu où l'on s'aime. On devrait pouvoir écrire à la porte de chaque famille : Ici on s'aime. Ce devrait être une banalité de dire que les liens familiaux qui unissent l'époux et l'épouse, les enfants et leurs parents, les parents et leurs enfants sont fondés sur l'amour. Mais nous savons bien que ce n'est pas toujours vrai. A quoi cela tient-il ? Comment se fait-il que l'amour ne règne pas toujours dans les familles ? Il semble que fondamentalement cela vient de ce que l'on a oublié qu'aimer procède d'un commandement. Aujourd'hui on conçoit l'amour comme quelque chose qui coule de source, quelque chose de spontanée, naturel et automatique. C'est une grave erreur.
C'est ce que nous disons aux fiancés que nous préparons au mariage : vous vous aimez ,c'est bien ! mais le plus probable c'est que vous aimez qu'on vous aime. En aimant l'autre, c'est vous que vous aimez. Certes, c'est un bon début, sans doute nécessaire. Mais si vous continuez dans cette ligne, vous allez lentement dériver, chacun s'aimant soi-même plus que l'autre. Peu à peu en ne trouvant plus l'autre aussi disponible qu'aux premiers jours, l'amour va s'affaiblir. Puis, dans un dégradé impitoyable, il va virer à l'indifférence, de l'indifférence au mépris, du mépris au conflit, du conflit à la haine et de la haine à la violence.
Chacun , en soi et en famille, doit sans cesse se rappeler que si le Seigneur à donner l'amour comme commandement, ce n'est pas par hasard et ce n'est pas facultatif.
Mon commandement est que vous vous aimiez les uns les autres comme je vous ai aimés.(Jean 15,12) Si c'était simple et facile, il ne serait pas nécessaire d'en faire un commandement. Il suffirait de dire : suivez votre pente, laissez-vous aller à ce qui chez vous est spontané : aimer. Mais il n'en est pas ainsi. Il faut apprendre à aimer. La famille est le lieu par excellence qui nous est donné pour apprendre à aimer.
La famille est une école de l'amour. Cela ne vient pas tout seul. C'est même extrêmement difficile. Cela implique une disposition intérieure vraiment spirituelle. Aimer l'autre pour lui-même, tel qu'il devient avec l'âge, tel qu'il évolue dans son caractère et dans ses convictions. Aimer l'autre tel qu'il est, comme j'attends moi-même d'être aimer pour moi-même. Voilà encore un autre commandement du Seigneur : Aimer les autres comme soi-même, c'est-à-dire, aimer les autres non pas comme je m'aime moi-même, ce qui serait de l'égoïsme, mais aimer l'autre de la façon dont je veux être aimer moi-même. Pour cela une seule solution : aimer l'autre comme un don reçu de Dieu. Voilà ke prix à payer pour que la violence que chacun porte en lui ne se déchaîne pas, mais qu'elle soit au contraire transformée en valeurs positives
Alain QUILICI o.p.
